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Ma mère et moi entrâmes dans la boulangerie. L'atmosphère était chaleureuse, surtout en cette période de Noël. Il y avait un grand sapin près de l'entrée. Qu'il était beau ! Tout bien décoré avec des guirlandes et des boules de différentes tailles de couleur rouge et dorée. Il y en avait aussi partout partout dans le magasin. Au plafond, sur les murs, devant les vitrines... Bref, c'était Noël quoi. Tout lumineux, tout chaud, tout beau.
Ma mère avançait doucement, il y avait du monde ce matin. Elle regardait droit devant elle, indifférente aux décorations qui me fascinaient. Moi, je regardais de partout. C'était trop trop beau. Je tordis même le poignet de ma mère, sans le faire exprès bien sûr, en me contorsionnant pour voir derrière moi.
-Enzo, reste tranquille, s'il te plait, me dit-elle en fronçant un peu les sourcils. Oups, je crois que je lui ai fait un peu mal...
Malgré tout, je continuais à m'émerveiller de l'intérieur de la boulangerie. Je tournais la tête de tous les côtés lorsque je l'aperçus.
Un gros père Noël de taille réelle en plastique trônait juste à côté de la vitrine la plus proche. Il était habillé tout en rouge et avait une barbe blanche, quoi de plus normal pour un père Noël? Mais je ne me sentais pas tranquille. Je grimaçai. Le petit bonhomme en rouge et blanc me fixait bizarrement avec ses deux grands yeux bleus. J'essayais de bouger un peu. J'allais un coup un peu plus à ma gauche, un coup un peu plus à ma droite... Il me regardait toujours. Alors je me cachai derrière Maman pour pas qu'il puisse me voir. Au bout d'un petit moment, ma mère a encore avancé. J'ai pris bien soin de ne pas me faire découvrir. Mais j'étais curieux. Je laissai donc entrevoir mes yeux et ma petite tête blonde de derrière le lourd manteau noir qui me protégeait. Ah ! Le père Noël me fixait toujours avec sa drôle de tête. Pas méchante sa tête, mais elle me faisait peur. Puis il tendait les bras comme s'il voulait m'attraper. En plus, il souriait de son sourire figé, comme un faux, pour faire semblant d'être un ami.
Ma mère avança encore. Je m'agrippais toujours à son manteau. J'avais trop peur. Surtout que, plus Maman avançait, plus je me rapprochais cet horrible faux monsieur. Oui, en fait c'était un faux père Noël, moi je le savais bien. Mais il faisait trop peur. Et j'étais sûr qu'en fait, ben, ce n'était même pas un faux. J'étais sûr que c'était un vrai qui se cachait sous... Sous sa carapace de plastique. Et j'étais sûr qu'il était méchant. Le père Noël il est gentil. Lui, il était méchant.
C'était au tour de Maman de demander sa baguette. Je n'avançais que parce qu'elle avançait aussi. Je n'aurais pas pu sinon. J'étais tétanisé par le regard glacé de l'homme en plastique. Je ne le quittais plus des yeux, de peur qu'il ne se jette sur moi sans que je m'y attende. Je voulus reculer pour aller à côté de ma mère, pour me cacher encore. Mais je m'emmêlai les pieds et tombai. Stupéfait, je regardai autour de moi, une grimace naissante sur le visage, quelques larmes dans les yeux, prêt à pleurer. Ma mère se pencha vers moi, compatissante. Mais elle n'avait pas comprit qu'en fait, j'étais surtout frustré que le père Noël de plastique ait gagné : je n'avais pas pu rejoindre ma cachette pour y être en sécurité du méchant bonhomme. Ma mère et la boulangère rigolèrent doucement et continuèrent un peu de parler quand enfin, ma mère me fit lever, prit sa baguette et m'entraîna dehors. On rentrait à la maison. J'avais vaincu le méchant faux père Noël de plastique ! Il ne m'avait pas attrapé ! Ni mangé ! Ni rien du tout du tout !
C'est avec les yeux pétillants de bonheur que je souris à ma mère. Elle m'avait sauvé !
Ma mère avançait doucement, il y avait du monde ce matin. Elle regardait droit devant elle, indifférente aux décorations qui me fascinaient. Moi, je regardais de partout. C'était trop trop beau. Je tordis même le poignet de ma mère, sans le faire exprès bien sûr, en me contorsionnant pour voir derrière moi.
-Enzo, reste tranquille, s'il te plait, me dit-elle en fronçant un peu les sourcils. Oups, je crois que je lui ai fait un peu mal...
Malgré tout, je continuais à m'émerveiller de l'intérieur de la boulangerie. Je tournais la tête de tous les côtés lorsque je l'aperçus.
Un gros père Noël de taille réelle en plastique trônait juste à côté de la vitrine la plus proche. Il était habillé tout en rouge et avait une barbe blanche, quoi de plus normal pour un père Noël? Mais je ne me sentais pas tranquille. Je grimaçai. Le petit bonhomme en rouge et blanc me fixait bizarrement avec ses deux grands yeux bleus. J'essayais de bouger un peu. J'allais un coup un peu plus à ma gauche, un coup un peu plus à ma droite... Il me regardait toujours. Alors je me cachai derrière Maman pour pas qu'il puisse me voir. Au bout d'un petit moment, ma mère a encore avancé. J'ai pris bien soin de ne pas me faire découvrir. Mais j'étais curieux. Je laissai donc entrevoir mes yeux et ma petite tête blonde de derrière le lourd manteau noir qui me protégeait. Ah ! Le père Noël me fixait toujours avec sa drôle de tête. Pas méchante sa tête, mais elle me faisait peur. Puis il tendait les bras comme s'il voulait m'attraper. En plus, il souriait de son sourire figé, comme un faux, pour faire semblant d'être un ami.
Ma mère avança encore. Je m'agrippais toujours à son manteau. J'avais trop peur. Surtout que, plus Maman avançait, plus je me rapprochais cet horrible faux monsieur. Oui, en fait c'était un faux père Noël, moi je le savais bien. Mais il faisait trop peur. Et j'étais sûr qu'en fait, ben, ce n'était même pas un faux. J'étais sûr que c'était un vrai qui se cachait sous... Sous sa carapace de plastique. Et j'étais sûr qu'il était méchant. Le père Noël il est gentil. Lui, il était méchant.
C'était au tour de Maman de demander sa baguette. Je n'avançais que parce qu'elle avançait aussi. Je n'aurais pas pu sinon. J'étais tétanisé par le regard glacé de l'homme en plastique. Je ne le quittais plus des yeux, de peur qu'il ne se jette sur moi sans que je m'y attende. Je voulus reculer pour aller à côté de ma mère, pour me cacher encore. Mais je m'emmêlai les pieds et tombai. Stupéfait, je regardai autour de moi, une grimace naissante sur le visage, quelques larmes dans les yeux, prêt à pleurer. Ma mère se pencha vers moi, compatissante. Mais elle n'avait pas comprit qu'en fait, j'étais surtout frustré que le père Noël de plastique ait gagné : je n'avais pas pu rejoindre ma cachette pour y être en sécurité du méchant bonhomme. Ma mère et la boulangère rigolèrent doucement et continuèrent un peu de parler quand enfin, ma mère me fit lever, prit sa baguette et m'entraîna dehors. On rentrait à la maison. J'avais vaincu le méchant faux père Noël de plastique ! Il ne m'avait pas attrapé ! Ni mangé ! Ni rien du tout du tout !
C'est avec les yeux pétillants de bonheur que je souris à ma mère. Elle m'avait sauvé !
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