[5]Texte de Elise

Texte de Elise

Aurore était bien ici, au calme.
Pour la première fois depuis longtemps, elle n'éprouvait ni fureur, ni frustration. Elle regardait rêveusement par la fenêtre, chose qu'elle ne se permettait plus depuis un certain temps. Elle se sentait libre, libre comme jamais. Elle était loin de s'imaginer combien ce serait si simple de tout laisser tomber.
Elle en avait eu assez de son travail. Réceptionniste d'hôtel, ça va bien un peu, mais elle... ne s'épanouissait pas. Comment dire ? Les codes et elle n'avaient jamais été amis, sourire à des hommes d'affaires maussades et antipathiques la lassait.
Elle porta sa tasse de café à ses lèvres et frémit en sentant le liquide brûlant s'écouler dans sa gorge. Elle souriait, satisfaite d'elle-même, fière de s'être libérée du fardeau de la société.
Elle revoyait la mine déconfite de son patron :
"Vous partez ? Comme ça ? Vous avez trouvez du travail ailleurs ? Je peux peut-être vous augmenter vous savez ? Et la clause de non-concurrence, vous la respectez au moins ?"
Elle avait éclaté de rire au nez du pauvre homme et lui avait répondu qu'il pouvait bien garder son dernier salaire et qu'il n'avait pas à s'en faire pour la concurrence. Puis elle était partie, sans même avoir la tentation de se retourner. Peu lui importait l'argent, le travail. Celui-ci ne lui avait pas apporté grand chose, si ce n'est un lot de contrariétés permanentes.
Désormais elle oublierait tout ça.
Elle reposa la tasse et s'étira, elle se mit debout et alla observer la circulation de sa fenêtre. Tous ces gens pressés... Ils ne faisaient déjà plus partis de son monde.
Ce qu'elle avait fait ensuite était un peu plus douloureux, mais elle s'était affranchie bien vite des remords qui n'avaient pas eu le temps de naître.
Elle avait dit adieu à ses amis, elle avait dit adieu à son compagnon. Il n'avait pas de place dans sa vie, elle ne voulait pas d'obstacle à son but. Il n'avait pas compris, elle s'y attendait et n'avait rien fait pour qu'il lui pardonne.
La liberté lui appartenait enfin. Elle partait sans bagages, elle était égoïste et fière, elle voulait vivre. La récompense avait exigé des sacrifices, mais... Liberté, ce mot résonnait doucement à son oreille...

# Posté le jeudi 08 mai 2008 16:55
Modifié le mardi 17 juin 2008 05:51

[6]Texte de Delphine

Texte de Delphine

Popy
Popy tout d'abord c'est le mélange d'un bleu électrique et de framboisine. Elle possède la douceur d'une couleur flashy. Elle est mon étoile bleu-framboisine accrochée aux pinceaux de l'artiste.
Popy ressemble à un bublle gum bleu. Elle a le goût d'été, des glaces à l'eau, de saveur soleil et d'une touche de framboisine. Popy à un second prénom : Joyce. Car elle apparaît au détour de chaque instant joyeux.
Sous le verni de mes silences brille Popy. Elle colore le vent.
Popy est née un jour de printemps, vit dans un ciel d'été et meurt un soir d'hiver.
Ce fameux soir d'hiver, Popy s'est éteinte. Quelqu'un m'a dit que Popy n'existait pas, qu'elle était le simple fruit de mon imagination, qu'elle était née dans mon c½ur d'enfant.
Alors, j'ai laissé partir Popy. Elle a hiberné sur une page blanche papier glacé. Popy mourra ce soir d'hiver. Une larme a roulé sur ma joue. Une larme couleur bleu-framboisine.


# Posté le jeudi 08 mai 2008 17:03

[7]Texte de Céline

Texte de Céline


Il était bien ici, au calme.
Pour la première fois depuis longtemps, il n'éprouvait ni fureur, ni frustration. Ni ranc½ur, ni désespoir. Pour la première fois depuis longtemps, il n'éprouvait ni bonheur ni fierté. Marc était vide. Il n'éprouvait pas cette ranc½ur de chaque combat perdu. Là, c'était différent. Il n'éprouvait pas ce désespoir récurrent, déstabilisant, presque obsédant. Là, c'était différent. Il n'éprouvait pas non plus ce bonheur de partager une vie à ses côtés. Là, c'était différent. Il n'éprouvait pas non plus cette fierté de chaque insignifiante victoire, cette fierté de s'être relevé. Là, c'était différent. Car jamais il ne se relèverait. Marc était allongé, au calme. Il n'éprouvait rien. Sentiment vide de sens car sentiments n'étaient plus. Plus ça s'agitait dehors, moins ça réagissait dedans. Voir le monde au ralenti, se dire une dernière fois que tout est si ridicule. Les regarder essayer, encore et encore. Sans pouvoir leur dire « Ne vous en faîtes pas, ça ne marchera pas. Je ne veux pas, je ne veux plus. » Rire intérieurement, au ralenti. Car tout en lui se paralysait. Son âme voyait son visage une énième fois. Une dernière fois... Rire, rire, et mourir le sourire à l'âme, à défaut de l'avoir sur ses lèvres pétrifiées de douleur. Mourir de rire. Tuer le vivant en nous pour enfin se retrouver entier. Il était bien ici, au calme. La mort s'en occuperait, désormais...

# Posté le jeudi 08 mai 2008 17:30

[8]Texte de Lân

Texte de Lân


Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant,
D'un endroit parfait, paysage qui me comprend,
Le temps me manque, mais je cherche, je cherche,
Ce trésor qui m'attend là ou il se perche...

Commence alors mon parcours aux périples,
La folle aventure, aux risques multiples,
Qui aboutira tôt ou tard, je l'espère,
Avoir rêvé d'un grand paradis sur Terre...

Je prend l'avion, fais mon tour du monde,
Visite des déserts, des jungles profondes...
Chaque paysage, chaque endroit inconnu,
Passe sous mon objectif, tout est retenu...

Après vingt-et-un ans s'achève mon parcours
Ce délai si long, parut finalement court.
De mon sac, je sors des milliers de jolis clichés,
Des photos des nombreux lieux qui m'ont fait pencher.

Je prend mes photos, et les colle sur mes murs,
J'y crée mon harmonie, une folie pure,
Voila l'idée que j'avais longtemps attendue :
Ma maison colorée par les lieux parcourus...

# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:12
Modifié le vendredi 09 mai 2008 14:38

Tme n°3

Thème n°3
*



1) Vous composerez un dialogue argumentatif dans lequel deux interlocuteurs défendent leur conception du bonheur. Vous veillerez à ce que chaque interlocuteur prenne en compte tour à tour les arguments de l'autre.



2) Un(e) artiste est invité(e) par un animateur de radio ou de télévision pour évoquer sa vie privée. Cet(te) artiste lui écrit une lettre pour expliquer pourquoi il (elle) accepte ou refuse de parler de lui-même (d'elle-même). Vous rédigerez cette lettre.



3) Écrire une pièce de théâtre sur cette image.
[Cliquez sur le petit point!]





Merci beaucoup à tous les participants de ce thème.
[Thème fermé]
3 Textes ont été postés...
# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:16
Modifié le mardi 17 juin 2008 05:54